Les jeunes diplômés de moins en moins bien payés

D’après une étude de la CGE, les diplômés des grandes écoles accèdent à un salaire en régression quasi-constante depuis sept ans.

La crise rattrape et est sur le point de doubler les jeunes diplômés issus des grandes écoles d’ingénieurs et de commerce, pourtant destinés à intégrer l’élite professionnelle française.
Alors que la situation de l’emploi se tend pour ces futures cadres, la Conférence des Grandes Ecoles (CGE) publie une étude indiquant que les salaires s’inscrivent aussi dans une tendance négative assez lourde.
Ces étudiants sortis des promos 2013 accèdent ainsi à un salaire brut annuel (hors primes) de 32 862 euros, soit un montant en baisse de -1,5% par rapport à 2011 (33 376 €).

Tension sur le marché de l’emploi

Cette mauvaise spirale frappe surtout les jeunes formés dans les écoles de commerce : le niveau de leur premier salaire n’a ainsi quasiment pas bougé depuis…2007 (33 182 € en 2013, contre 33 050 six ans plus tôt). Une rigueur salariale qui s’explique, entre autres, par la situation difficile du marché du travail.

Avec un taux de chômage de plus de 10%, l’emploi se fait rare et son salaire devient, de fait, plus difficilement négociable.

Comme pour beaucoup d’autres, ces « grosses têtes », formés dans la crème des écoles (HEC, Essec, EM Lyon…), sont confrontés à une perte de pouvoir d’achat : si on indexe l’évolution de leur salaire sur celle de l’inflation, la chute est lourde (-7%). Les diplômés d’écoles d’ingénieurs tombent, eux, d’un peu moins haut (-2%) mais la désillusion est, dans certains cas, aussi grande.

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Journaliste de formation, j'occupe actuellement la fonction de rédacteur au sein du réseau des sites Internet de services aux entreprises du groupe Libbre. Je peux justifier d'une expérience de six ans dans la presse quotidienne angevine au sein de trois quotidiens : la Nouvelle République, Ouest-France puis le journal majoritaire en Maine-et-Loire : le Courrier de l'Ouest (2007-2009).