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Majoritairement contre un renforcement de la réglementation publique en la matière, ils estiment toutefois que la simple approche par la conformité est insuffisante et plus de la moitié en appellent à un nouvel équilibre entre la loi et l’autorégulation. Si sur les principales questions, les positions des administrateurs européens concordent avec celles du SBF 120, les administrateurs interrogés en Europe sont plus affirmatifs quant au rôle prioritaire du Conseil d’administration par rapport au management sur les questions d’éthique.
Pour la quasi-totalité des administrateurs du SBF 120, l’éthique a du sens dans l’entreprise. Deux tiers d’entre eux n’adhèrent pas à une vision trop restrictive de la responsabilité de l’entreprise. Interrogés sur les principales composantes de l’éthique, ils mettent en tête l’intégrité du management, les valeurs de l’entreprise et la prévention de la fraude et de la corruption.
Deux tiers des répondants déclarent que le Conseil traite « au moins une fois par an » (40%) ou « de façon régulière et programmée » (35%) de questions ayant trait à l’éthique de l’entreprise et ils sont un quart à constater que «le Conseil ne le fait que rarement ou pas du tout ».
Pour 46 % des administrateurs cependant, la responsabilité de ces questions revient plutôt au management, 34% estimant le contraire. Ils sont 20% à répondre spontanément que les questions éthiques sont l’affaire et du Conseil et des dirigeants si bien qu’au total 54% des administrateurs ayant répondu à l’enquête pensent que le Conseil doit s’en préoccuper. Présidents et administrateurs indépendants sont sur la même ligne, les administrateurs salariés inclinant davantage pour une responsabilité du Conseil (44%)
A la question des moyens éventuellement nécessaires au Conseil pour qu’il puisse en débattre, l’étude révèle l’existence généralisée de chartes et de codes (86%) de professionnels dédiés (déontologues, ethics officers…) (50%). « Constat intéressant, 64% des administrateurs peuvent s’appuyer sur « une politique d’éthique et de conformité clairement définie dans l’entreprise Dans leur grande majorité, ils n’estiment pas suffisante une simple approche par la conformité, c'est-à-dire par le seul respect des lois et des règles. « explique Yves Médina, associé de PricewaterhouseCoopers France qui a conduit cette étude.
Ces appréciations sont peu différentes selon les catégories (président, administrateur salarié, administrateur indépendant), les femmes administrateurs mettant cependant davantage en avant la défense des valeurs de l’entreprise et le refus de la corruption.
Objet d’un échange en Conseil d’administration selon les ¾ des réponses, la question éthique relève pour 57% d’entre eux plutôt d’un comité spécialisé. IIs sont 46% à préconiser un examen direct et collégial par le Conseil (35% chez les présidents).
Enfin, 92% des administrateurs interrogés estiment qu’il ne faut pas davantage de règlementation publique, 45% d’entre eux en appellent à un nouvel équilibre entre la loi et l’autorégulation professionnelle et 47% des administrateurs préconisent plus d’autorégulation.
Etude très intéressante qui montre la prise de conscience de l'éthique auprès des directions. Cependant, il est important d'insister sur l'absolue nécessité des formations en éthique car on tend trop rapidement à confondre l'éthique à tous les autres dispositifs en gestion des comportements (déontologie, droit, morale, etc.) Cordialement, www.dialethik.com
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