Le choix essentiel de son numéro deux

La nécessité de disposer d’un numéro deux de confiance pour faciliter la gestion quotidienne de l’entreprise est souvent impérieuse. Il doit être sélectionné avec réflexion et doit disposer de réelles capacités de leadership. Le numéro deux devient rapidement indispensable pour éviter à un dirigeant de se retrouver trop isolé et peut aussi de surcroit former de cette manière un successeur éventuel.

Une relation basée sur la confiance

Le collaborateur direct du dirigeant doit avoir de véritables qualités de leader, une fidélité inébranlable à l’entreprise et être animé d’une vision de long terme sur son développement et sa stratégie. Le bras droit doit avoir la pleine et entière confiance du patron, qui peut s’en servir pour lui déléguer des responsabilités parfois majeures et surtout confronter en toute honnêteté les points de vue sur les décisions impactant l’avenir de l’organisation. La relation doit être basée sur la confiance, mais l’esprit de contradiction et de critique doit aussi avoir toute sa place, inutile de choisir un collaborateur qui approuve systématiquement les décisions du chef. Le numéro deux est aussi présent pour aider à se remettre en question. Le dirigeant doit prendre le temps de la réflexion pour avant de s’entourer de son bras droit, un choix qui engage sur le long terme avec la recommandation d’éviter les individus avec lesquels on entretient des relations de proximité en dehors du cadre professionnel.

Le numéro deux doit apporter des compétences

Au quotidien, le bras droit apporte des compétences où le dirigeant à une expertise limitée. Il s’agit de renforcer la gouvernance de l’entreprise, les deux hommes devant agir en pleine complémentarité. Un profil de gestionnaire peut ainsi s’accommoder d’une personnalité plus portée sur des aspects marketing ou commerciaux et réciproquement. Mais celui-ci doit aussi une fidélité à son patron, notamment en soutenant les mesures et les décisions auprès des autres salariés et en apportant un vent de fraîcheur et une vision de long terme pour l’entreprise. Le bras droit peut être recruté en interne, ce qui a l’avantage d’avoir à ses côtés une personne totalement au fait de la culture qui règne dans la société, mais un recrutement en externe peut être privilégié, un regard neuf étant toujours appréciable. En interne, le dirigeant doit mettre en œuvre une politique favorisant l’émergence de nouveaux talents à même d’accéder à ce poste de responsabilité.

Le moment décisif de la prise de fonction

Il est nécessaire d’imposer son bras droit le plus tôt possible après sa prise de fonction. Le dirigeant doit lui donner une pleine et entière légitimité en lui confiant par exemple un dossier stratégique lui permettant de s’affirmer dans la hiérarchie de l’entreprise. Il s’agit aussi d’éviter toute tension avec des collaborateurs qui peuvent se montrer réticents face au nouveau promu, du fait d’avoir convoité la même place sans être retenu ou simplement en ayant des réticences à travailler avec un ancien collègue désormais en position supérieure. L’accroissement des responsabilités de son numéro deux doit se faire de manière progressive, au risque dans le cas contraire de heurter beaucoup de sensibilités.

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Journaliste de formation, j'occupe actuellement la fonction de rédacteur au sein du réseau des sites Internet de services aux entreprises du groupe Libbre. Je peux justifier d'une expérience de six ans dans la presse quotidienne angevine au sein de trois quotidiens : la Nouvelle République, Ouest-France puis le journal majoritaire en Maine-et-Loire : le Courrier de l'Ouest (2007-2009).

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